Divers
13 mai 2007 : Un archevêque "grand par sa taille et par son coeur"
Mgr Jean-Pierre Grallet a été installé dimanche 13 mai dans une cathédrale de Strasbourg archi-comble et enthousiaste. C’est un nouvel archevêque, simple, direct, souriant, que l’Église d’Alsace a accueilli dimanche 13 mai, au cours d’une messe d’installation à la fois solennelle et empreinte de proximité et d’émotion.

Mgr Jean-Pierre Grallet, 65 ans, devenait le 105e archevêque de Strasbourg, succédant à Mgr Joseph Doré. Ce n’était pas une ordination épiscopale, Mgr Grallet étant déjà évêque depuis 2004, comme auxiliaire de Mgr Doré, mais une installation, cette fois comme titulaire du siège. Chose rare, le diocèse connaît donc déjà bien son nouveau pasteur et, à en croire les commentaires de l’assemblée et les nombreuses vagues d’applaudissements de la cathédrale comble, l’apprécie unanimement. Sur le côté, debout, une famille est particulièrement émue. Ce sont Isaure et Marc, jeunes parents de trois enfants : "Il nous a mariés, confient-ils. C’est d’abord un ami; comme il nous a accompagnés, on l’accompagne aujourd’hui." Dans les premiers rangs, la famille Grallet est présente en nombre : une quarantaine de personnes, venues pour l’essentiel de Lorraine, sa région d’origine. Présent, François Loos, ministre délégué à l’industrie. De l’autre côté de la nef, de nombreuses personnalités civiles. Cette installation a en effet lieu en terre concordataire. Avec Metz, Strasbourg est le seul diocèse dont l’évêque est nommé conjointement avec le Président de la République, et l’Église entretient des rapports étroits avec la société civile. Après le mot d’accueil de Mgr Joseph Doré et la lecture de la bulle papale de nomination, c’est l’Alsacien François Loos, ministre délégué à l’industrie, qui est monté dans le chœur, en tant que représentant du gouvernement, confirmer son accord et adresser à Mgr Grallet ses propres vœux, voyant en lui "un pasteur soucieux de fraternité et de solidarité". Fraternité, solidarité, simplicité : des mots maintes fois répétés au cours de cette célébration pour décrire cet homme "grand, non seulement par sa taille, mais par son cœur", selon les mots d’une fidèle, animatrice de zone pastorale, soulignant "sa formation franciscaine" et "son attention aux petits". Conformément à l’usage, c’est en bas des escaliers menant au chœur que Mgr Grallet a pris place au début de la célébration, ensuite emmené jusqu’à la cathèdre, son siège d’évêque, dans le chœur, par Mgr Doré et le nonce apostolique Mgr Fortunato Baldelli, qui lui ont également remis la crosse traditionnelle – dite du pape alsacien saint Léon IX – des évêques de Strasbourg. Dans son homélie sur la rencontre de Nicodème avec Jésus, Mgr Grallet a invité à "y puiser de fortes raisons de vivre et d’espérer" : "A chacun de nous, Jésus dit non, tu n’es pas fini, tu n’es pas définitivement mis de côté, tu es capable d’une nouvelle vie. Cet exemple nous incite à entreprendre une triple démarche : aller vers le Christ, renaître de l’esprit, et agir dans la charité ", poursuit le nouvel archevêque avant d’évoquer, chose plus inhabituelle, le respect de notre environnement naturel, invitant à une "fraternité cosmique" avec "notre mère la Terre". Jugeant que sa mission était grande mais qu’il n’était pas seul, il a remonté la nef, s’attardant à serrer les mains, vivement applaudi et photographié. Après la communion et avant la prière concordataire du Domine salvam fac rem publicam ("Seigneur, sauve la République"), chantée à chaque événement officiel de la vie de l’Église, et la bénédiction solennelle, il a encore adressé des remerciements émus à Mgr Doré, qu’il a fait applaudir, à ses partenaires du diocèse, à "la joyeuse, profonde et folle sagesse franciscaine ", et a adressé un message aux autres confessions, aux représentants de l’Europe et à chacun, terminant par un "Alles gute" ("Tout le meilleur") prononcé à l’alsacienne. Sans aucun doute, le nouvel archevêque est déjà adopté. Elise DESCAMPS, à Strasbourg


13 octobre 2006 (Républicain lorrain) : Inauguration du CDI

Saint-Antoine inaugure son nouveau CDI. Les travaux étaient d'envergure au Collège Saint-Antoine. Un magnifique centre de documentation et d'information vient d'ouvrir dans l'établissement. Le nouveau centre de documentation et d'information (CDI) du Collège-Lycée Saint-Antoine a été inauguré en présence de Jean-André GUILLEMBET, directeur de l'établissement, de Jean-Jacques PIMMEL, président de l'OGEC, Dany KOCHER, maire, des membres du comité de gestion, de Mmes OTT et SCHATZ, anciennes présidentes de l'APEL, de Roger NAUTHONNIER, tout nouveau président, de Françoise HAUBER, documentaliste, ainsi que des professeurs et membres du personnel. Depuis le mois de juin, le CDI était en chantier. Tous les documents ont été déménagés, le mobilier démonté, les tables et les chaises remisées. Le sol et le plafond ont été arrachés. Un super plancher clair a été posé, le plafond contratsé cache le système électrique très sophistiqué du nouvel éclairage : les lampes bleues descendant au-dessus des tables et spots de la même couleur encastrés dans le plafond, rendent le lieu à la fois chaleureux et intime. Les rayonnages en bois clair et jaunes ainsi que les tables et les chaises forment un ensemble agréable à l'oeil et favorable au travail en petits groupes. De nouveaux ordinateurs à écran plat ont été installés. La signalétique est plus claire, la disposition des rayonnages est changée pour rendre le lieu plus ouvert. Le coin lecture bénéficie de sièges bas et de tables de consultation. Les stores roulants protègent du soleil, mais n'occultent pas la lumière. Bref un grand luxe pour ce CDI. Cet investissement a été rendu possible grâce à l'aide conséquente du conseil général et de l'association des parents d'élèves de Saint-Antoine. Une réalisation exemplaire qui permet aux élèves, aux professeurs et à toutes les personnes de l'établissement de disposer d'un remarquable lieu de travail, de culture et de détente.


6 Octobre 2006 : Dévolution de tutelle

Le Collège-Lycée Saint Antoine, sous tutelle franciscaine depuis 1933, date de la création de l'établissement, passera officiellement sous la tutelle du diocèse de Metz, le vendredi 6 Octobre 2006. Après une célébration eucharistique à 10h30, l'acte de dévolution de tutelle sera signé par Frère Roger Marchal, Provincial de l'ordre des Franciscains et Monseigneur Jean-Marie Stock, vicaire général, chargé du monde scolaire et universitaire du diocèse de Metz.

 

13 août 2006 (Républicain lorrain) : Décès tragique à Madagascar

Denis SINTEFF, 59 ans, est décédé tragiquement à Madagascar, le jeudi 10 août 2006. L'annonce de sa disparition brutale a suscité une très vive émotion parmi la population de Herbitzheim et toute la région.

Parti le 30 juillet en mission humanitaire à Madagascar, Denis Sinteff était professeur d'Allemand au Collège Joseph Cressot à Sarralbe. Il exerçait sa profession avec passion non seulement sur les bancs d'école, mais également auprès des dirigeants d'entreprises étrangères implantées dans la région. Tous ceux qui le côtoyaient , appréciaient son ouverture d'esprit et ses compétences. Ame vivante des associations "Mitsinjo - Venir en aide aux autres" , basée à Lengelsheim dans la pays de Bitche, et "Coeur Malgache Alsace" de Waldhambach, Denis Sinteff s'était mobilisé depuis 2001 sur des projets de soutien au développement de l'Afrique et plus particulèrement de Madagascar. C'est sur cette île, auprès de cette population qu'il affectionnait et aidait tant, qu'il a perdu la vie jeudi vers 16h lors d'une baignade. L'habitant d'Herbitzheim a été englouti par les tourbillons d'un courant violent de l'Océan Indien.

Le 30 Juillet dernier, Denis Sinteff avait quitté la France avce 4 amis alsaciens et lorrains pour un circuit humanitaire. Proche des habitants malgaches, il voulait pour eux plus d'équité et de meilleures conditions humaines. Lors de son séjour, il avait commencé à faire étape dans les orphelinats, hôpitaux, missions religieuses de brousse et à distribuer médicaments et matériels.

Denis Sinteff s'était impliqué récemment dans l'organisation de 2 lotos à Sarrebourg-Hoff pour venir en aide aux écoliers malgaches et contribuer à la construction d'un pont. Ayant à coeur le problème de l'insertion des personnes en difficulté, il menait également un travail d'écoute auprès des détenus du centre de détention d'Oermingen.

Passionné de football, il avait entraîné durant quelques années le club de Herbitzheim et a siégé quelque temps au conseil de fabrique de l'église catholique.

Originaire de Herbitzheim où il avait vu le jour le 9 mai 1947, Denis Sinteff était marié à Andrée, née Malmasson, et était le papa de trois enfants : Gilles, Pia épouse Macholt, et Dominique. Trois petits-enfants, Chloée, Paul et Cléophée faisaient sa joie.


3 Juillet 2005 (Républicain Lorrain) :
De Phalsbourg à Hohatzenheim : le Père Hugues marque les esprits

Recteur du sanctuaire Notre-Dame de Hohatzenheim, le Père Hugues Steinmetz a été professeur de philosophie au collège Saint-Antoine de Phalsbourg pendant 35 ans. Ce dimanche, il célèbre son jubilé sacerdotal.

Hohatzenheim en Alsace. Son église, tel un joyau, s'élève dans un écrin de verdure. Un lieu propice au pèlerinage, d'où la vue s'étend vers la plaine du Rhin, de Strasbourg à Haguenau, vers la Forêt-Noire et les Vosges. Le Père Hugues Steinmetz a quitté le collège Saint-Antoine de Phalsbourg en 1992, après 35 ans d'enseignement, pour rejoindre ce sanctuaire Notre-Dame. Le franciscain célèbre son jubilé sacerdotal dans ce haut lieu de Dieu ce dimanche 3 juillet.

Né en 1927 à Strasbourg, Claude Steinmetz écoule une enfance heureuse jusqu'à la guerre. En septembre 1943, alors qu'il est en classe de première avec son frère jumeau, les 27 élèves sont incorporés de force dans l'armée allemande. Arrachement douloureux du bercail familial, en direction de Karlsruhe, puis vers la Poméranie orientale et la Pologne. "J'avais 16 ans à l'époque, on nous a volé notre adolescence", raconte le Père Hugues.

Quinze mois de vie tourmentée, les armes à la main. A la mi-novembre 1944, en repli stratégique à Breslau, le commandant accorde à Claude et à son frère une permission de quinze jours. La chance est au rendez-vous : les troupes américaines libèrent Strasbourg, puis Sélestat.

Claude s'inscrit à l'Université de Strasbourg pour suivre les cours de philosophie. "J'ai eu des professeurs prestigieux qui m'ont ouvert sur le religieux". Diplôme en poche, il est nommé professeur au Lycée Bartholdi à Colmar. La lecture soutenue de l'Evangile lui révèle peu à peu "le visage attachant de Jésus-Christ. J'étais à la croisée des chemins, je me suis dit c'est maintenant ou jamais".

Claude remet sa démission de professeur de philosophie au recteur d'Académie de Strasbourg, puis il frappe à la porte de l'Ordre de Saint François d'Assise, où il prend le nom de Frère Hugues. Après l'année de noviciat, il entreprend les études de théologie, d'Ecriture sainte, de Droit Canon et de pastorale. Il est ordonné prêtre à l'âge de 28 ans, le 29 juin 1955, en la collégiale Saint-Louis de Poissy.

Nommé aumônier adjoint à la faculté de Droit de Paris, en même temps que vicaire dominical à Viroflay, il assure de septembre 1957 à juillet 1992 l'enseignement des lettres et de la philosophie au collège Saint-Antoine de Phalsbourg. "J'ai eu plus de 2 400 élèves. J'avais une méthode d'enseignement particulière qui consistait à partir des expériences juvéniles". Les élèves comprenaient si bien ses cours qu'ils "circulaient dans toute l'académie de Nancy-Metz".

En parallèle et jusqu'en 1972, Claude Steinmetz a l'habitude, chaque dimanche, d'enfourcher sa mobylette pour assurer le service pastoral liturgique à Bonne-Fontaine. Pendant dix années, il collabore également au festival Erckmann-Chatrian par ses écrits parus dans Le Républicain Lorrain.

Chevalier dans l'Ordre des Palmes académiques, le Père Hugues fait valoir ses droits à la retraite et quitte Phalsbourg "avec une petite tristesse".

Nommé recteur du Sanctuaire marial de Hohatzenheim en 1994, le Père Hugues, avec ses quatre confrères franciscains, poursuit des activités pastorales soutenues, en se mettant au service du pèlerinage, des paroisses, et du diocèse de Strasbourg.

Aujourd'hui il fête ses 50 ans de fidélité à l'appel du Seigneur au milieu de sa famille, des paroissiens, des pèlerins et des amis. "Un jubilé rappelle que l'existence est une longue route de labeur, de peine, de joie et pourtant une route toujours bien courte".

29 Juin 2005 (Dernières Nouvelles d'Alsace) : Le jubilé du Père Hugues Steinmetz

Recteur du sanctuaire Notre-Dame de Hohatzenheim, le Père Hugues Steinmetz, ancien professeur de philosophie au Lycée Saint-Antoine de Phalsbourg, célèbre ce jour la joie de son jubilé sacerdotal.

Claude Steinmetz, (en religion, Frère Hugues), né en 1927, dans une famille d'enseignants. Son père est professeur de mathématiques et de sciences physiques et chimiques au Lycée de Sélestat. Claude a une soeur et deux frères. En septembre 1943, alors qu'il est en classe de première, avec son frère jumeau, les 27 élèves sont incorporés de force dans l'armée allemande. Karlsruhe, puis Poméranie Orientale et en Pologne : 5 mois de vie tourmentée, les armes à la main. A la mi-novembre 1944, en repli stratégique à Breslau, le commandant accorde à Claude et à son frère jumeau une permission de quinze jours. La chance est au rendez-vous : les troupes américaines libèrent Strasbourg, puis Sélestat, pendant leur séjour en famille.

Après l'armistice, Claude s'inscrit à l'université de Strasbourg pour suivre les cours de philosophie, donnés par des maîtres prestigieux, dont Paul Ricoeur et Jean Hyppolite. Diplômes en poche, il est nommé professeur de philosophie au lycée Bartholdi, à Colmar. Mais depuis quelques temps déjà, la lecture soutenue de l'Évangile lui révèle peu à peu le visage attachant de Jésus-Christ. Claude remet sa démission de professeur de philosophie au Recteur de l'Académie de Strasbourg, puis va frapper à la porte de l'ordre Saint-François d'Assise, où il prend le nom de Frère Hugues. Après l'année de noviciat, il entreprend les études de théologie, d'écriture sainte, de droit canon et de pastorale. Il est ordonné prêtre le 29 juin 1955, en la collégiale Saint-Louis de Poissy, en région parisienne.
Nommé aumônier adjoint à la faculté de Droit à Paris, en même temps que vicaire dominical à Viroflay, près de Versailles, il voit se dessiner une nouvelle orientation qu'il assumera pendant 35 ans. De septembre 1957 à juillet 1992, il assure l'enseignement des lettres et de la philosophie au lycée franciscain de Phalsbourg. L'enseignement devient ainsi vocation et mission. Les bacheliers apprennent alors que l'effort de réflexion ouvre des horizons et que la vérité libère. Chevalier dans l'ordre des Palmes académiques, le Père Hugues fait valoir, en 1992, ses droits à la « retraite ».

Nommé recteur du sanctuaire marial de Hohatzenheim, en 1994, le Père Hugues, avec ses confrères franciscains, poursuit des activités pastorales soutenues, en se mettant au service du pèlerinage, des paroisses, et du diocèse de Strasbourg. Le 3 juillet, en l'admirable église romane de Hohatzenheim, il fêtera ses 50 ans d'enseignement, au milieu de sa famille, des paroissiens, des pèlerins et des amis. La cérémonie démarrera à 10 h.